Une révolution dans la relation cité/police

1 septembre 2009 par Alexandre ASGARINIA  
Classé dans Le gouvernement

Mes chers amis,

Depuis une trentaine d’année, la relation entre les jeunes des quartiers et la police ne cesse de se détériorer.
Parfois, l’absence de dialogue mène à une haine permanente des forces de l’ordre. Cette haine nait dans un cadre bien particulier, dans les cités et souvent après des évènements qui rendent les situations explosives.
Tandis que les policiers sont de plus en plus associés à des robocop, les jeunes disent subir l’excès de zèle de la police dans les situations tendues. Lorsque l’on regarde les réponses des autres pays à la violence, l’on remarque différentes solutions. Par exemple, aux Etats-Unis, la police est bien plus puissante et surarmée qu’en France, et l’insécurité y est bien plus faible: la crainte de la police fonctionne donc (certes lorsqu’il y a des crimes ils sont plus grave, car la vente d’arme est autorisée dans certains états). Le contre exemple est la politique britannique, dans laquelle les policiers ne sont pas armés et arrivent pourtant à contenir les mouvements de foule, par leur maîtrise du métier mais aussi par le dialogue.

Conscient de cette escalade, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur mais aussi premier flic de France, a décidé de mettre en place des états généraux des cités.
Des équipes formées d’un psychologue, un communiquant, un haut fonctionnaire et d’une personnalité indépendante devront désamorcer les crises sur le terrain. Cela rendra les deux acteurs, police et jeunes, plus responsables de leurs actes. De plus, Brice Hortefeux sera assisté pour cette grande première de Xavier Darcos, Fadela Amara, secrétaire d’état à la ville et du haut commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch.

Des groupes de travail contenant des policiers gendarmes et responsables d’associations.

Des thèmes seront abordés sans tabou, comme le respect mutuel, la drogue dans les cités, les contrôles de police, le chômage… le ministre met l’accent sur l’intérêt que présente cette démarche pour ces jeunes eux-mêmes à qui l’on doit la même éducation que dans les quartiers plus aisés. En contrepartie, ils devront arrêter l’insulte permanente de la police qui elle doit bien sur rester exemplaire.

Lundi 31 août, la première réunion a déjà porté ses fruits. Certaines causes à la question, « Est-ce un rejet de toute autorité ou un sentiment d’injustice, qui anime la haine de la police » ont pu être identifiées comme le contrôle au faciès.

Tous les intervenants ont salué la qualité des débats.

Bon début, à suivre.

 

Alexandre